L’efficacité du vaccin Pfizer n’a pas été établie pour les plus de 75 ans. La Haute Autorité de Santé ne recommande pas le vaccin d’AstraZeneca aux plus de 65 ans. De nombreux accidents de personnes âgées, allant jusqu’au décès, interpellent sans qu’on puisse déterminer avec certitude un lien de cause à effet. En l’état, la vaccination des personnes âgées de plus de 65 ans tient plus d’un pari optimiste que d’un choix scientifique rationnel.


Argument détaillé

 

1 – L’efficacité du vaccin Pfizer non établie pour les plus de 75 ans

La revue Prescrire, dont la raison d’être est d’apporter aux professionnels de santé, et grâce à eux, aux patients, les informations claires, synthétiques et fiables dont ils ont besoin, en particulier sur les médicaments et les stratégies diagnostiques et thérapeutiques, indique sur son site :

Cet essai n’a pas été conçu pour évaluer l’efficacité chez les personnes âgées de 75 ans et plus (moins de 2 000 personnes), mais en tenant compte de l’ensemble des données de l’essai, une certaine efficacité d’ampleur inconnue est vraisemblable.

Puis :

Les effets indésirables connus du vaccin sont surtout des réactions locales et systémiques très fréquentes, parfois intenses, et de rares réactions anaphylactiques. Il n’a pas été mis en évidence de signal particulier, mais il subsiste encore de nombreuses inconnues inhérentes au faible recul d’utilisation, comme avec n’importe quel autre nouveau médicament, vaccin ou autre, en particulier chez les personnes âgées de plus de 75 ans.

La revue conclut en mettant l’accent sur la nécessaire information du patient :

Ces explications sont à fournir à tous, en prenant le temps nécessaire, y compris avec les personnes qui auront des difficultés à les percevoir et à les comprendre. Il est utile de donner aux personnes concernées le temps de la réflexion avant qu’elles ne prennent une décision, dans un sens ou dans un autre.

Le Rapport au nom de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques sur la stratégie vaccinale contre la Covid-19 déposé par Cédric Villani le 15 décembre dernier à l’Assemblée nationale confirme clairement que la vaccination actuelle n’a jamais été testée sur les personnes âgées de plus de 75 ans.

L’efficacité n’a pu être établie pour les plus de 75 ans du fait d’effectifs trop faibles.

Le 18 février 2021, le ministre de la Santé Olivier Véran a confirmé le test grandeur nature qui était en cours dans les Ehpad :

J’ai dit tout à l’heure dans mon intervention qu’on serait bientôt en mesure de dire si la vaccination en Ehpad permet d’éviter les formes graves et d’éviter les hospitalisations. Quand nous aurons ces données fiables, aucun pays européen ne dispose de données publiées fiables de ce point de vue-là, j’espère […] que nous pourrons lever davantage les contraintes sanitaires qu’ils subissent depuis maintenant un an.

 

2 – L’épisode à feuilletons du vaccin AstraZeneca finalement déconseillé en Allemagne…

En Allemagne, le journal Bild Zeitung et le quotidien économique Handelsblatt ont affirmé lundi 25 janvier 2021 que le gouvernement allemand doutait de l’efficacité du vaccin contre le Covid-19 d’AstraZeneca, développé avec l’université d’Oxford, sur les personnes âgées de plus de 65 ans. Selon Handelsblatt, qui se réclame de sources gouvernementales, Berlin table sur une efficacité de 8 % pour cette classe d’âge.

Bild Zeitung, également sous couvert de sources gouvernementales, écrivait que la coalition d’Angela Merkel s’attendait à ce que le vaccin AstraZeneca/Oxford, qui devrait recevoir vendredi le feu vert réglementaire de l’UE, ne soit pas homologué pour les plus de 65 ans, avec un impact important sur la stratégie vaccinale de nombreux pays.

Pendant quelques jours d’indécision, Emer Cook, à la tête de l’Agence européenne des médicaments (EMA), déclarait que l’approbation de l’Agence européenne des médicaments pourrait stipuler une tranche d’âge particulière.

Finalement, le vendredi 29 janvier 2021, l’Agence européenne des médicaments (EMA), approuve l’utilisation dans l’Union européenne pour les plus de 18 ans, sans limite d’âge.

Le samedi 30 janvier 2021, prenant le contre-pied de cette décision européenne, Jens Spahn, le ministre de la Santé allemand a annoncé renoncer à donner la priorité aux personnes de plus de 65 ans dans l’accès au vaccin anti-Covid d’AstraZeneca. Il assurait vouloir “appliquer” l’avis des experts allemands qui doutaient de son efficacité pour cette classe d’âge.

« Nous allons maintenant devoir revoir l’ordre de vaccination », en raison « des limitations d’âge du vaccin AstraZeneca » a affirmé Jens Spahn, lors d’une discussion avec des personnels soignants. Les experts estiment qu’il « n’y a pas assez de données pour se prononcer sur l’efficacité » du vaccin sur les personnes âgées.

 

3 – …puis en France

En France, le mardi 2 février 2021, la Haute Autorité de Santé ne recommande pas le vaccin d’AstraZeneca aux plus de 65 ans.

La HAS note notamment :

A ce stade, les données ne permettent pas de conclure quant à l’efficacité vaccinale chez les personnes âgées de 65 ans et plus, sur les formes sévères, sur les formes asymptomatiques et sur la durée de protection à long terme après 1 ou 2 doses du fait d’un recul insuffisant dans les analyses intermédiaires.

 

4 – Des questions sur les décisions et les stratégies vaccinales

Quand on regarde cette séquence avec un peu de recul, on peut légitimement soupçonner de gigantesques pressions pour faire pencher la balance du côté du vaccin. Les décisions allemandes et françaises, montrent que des doutes certains existent quant à l’efficacité de ce vaccin et sa non-nocivité.

On peut dès lors s’interroger sur l’intérêt de tels vaccins sachant que les plus de 65 ans représentent globalement 92% des décès de la Covid dans le monde.

Cela questionne par ailleurs sur la fiabilité de certaines agences, comme l’agence européenne du médicament : comment peut-on se prononcer de manière aussi divergente quand il s’agit d’une question de santé publique ? La question en creux touche au pouvoir du lobbying pharmaceutique que l’on sait très puissant au niveau de l’Europe, en parfaite cohérence avec l’absence de transparence dans les négociations avec les laboratoires.

Nous pouvons enfin douter de la sincérité des informations transmises par les laboratoires : comment passer en quelques jours d’une efficacité proche de 100% à presque 8% ? A ce rythme, que découvrira-t-on dans 6 mois ou dans 2 ans ?

Et quid de ces contre-feux qui suggèrent une mauvaise interprétation des chiffres de la part des médias allemands ? Des allégations finalement démenties par la décision finale prise par les autorités allemandes…

Selon les autorités, les médias ont confondu la part des personnes “entre 56 et 69 ans”, ayant participé aux études d’évaluation du vaccin s’élevant à “8%”, et son taux d’efficacité pour les plus de 65 ans.

 

5 – La décision du Conseil d’Etat du 3 mars 2021

Le Conseil d’État a rendu le mercredi 3 mars 2021, une décision en urgence qui vient livrer quelques enseignements.

Les enfants d’une résidente d’un Ehpad, choqués par l’interdiction faite à leur mère de sortir librement, ont saisi en urgence, le juge des référés auprès du Conseil d’État car ils considèrent que ces restrictions portent une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale : celle d’aller et venir.

En effet, le ministère des solidarités et de la santé avait diffusé « des recommandations » à l’attention des établissements d’hébergement des personnes âgées dépendantes (EHPAD), prévoyant que « les sorties dans les familles et pour des activités extérieures sont suspendues temporairement jusqu’à nouvel ordre ».

Ces enfants relèvent que « de telles mesures d’enfermement (…) s’appliquent de manière indifférenciée aux résidents sans distinguer selon qu’ils sont vaccinés ou non (…) ».

Cet argument a ainsi obligé les parties et le juge à aborder la question de l’efficacité des vaccins contre la Covid-19.

Et là, le juge relève l’argumentation avancée par le ministère des solidarités et de la santé dans le cadre de cette instance : « L’administration fait néanmoins valoir, d’une part l’existence d’études récentes invitant à la prudence quant à l’absence de contagiosité des personnes vaccinées, d’autres part, l’incertitude scientifique sur l’immunité conférée par la vaccination en cours à l’égard des variants du virus, enfin la survenue de foyers de contamination de résidents et de personnels dans certains EHPAD où la campagne de vaccination a eu lieu ». Autrement dit, le ministère de la santé, lui-même, semble remettre en cause l’efficacité des vaccins contre la Covid-19 en se fondant notamment sur des études « récentes ».

Mais, le juge rappelle à ce ministère les informations qui ont été diffusées auprès de la population.

  • D’abord, le juge rappelle les « objectifs » d’une instruction interministérielle, en date du 15 décembre 2020, du ministre des solidarités et de la santé et du ministre de l’intérieur ; instruction ayant précisé le cadre de mise en œuvre de la première étape de la campagne nationale de vaccination qui était affichée comme étant l’une des mesures prises pour lutter contre l’épidémie : « la stratégie nationale de vaccination Covid-19 a pour objectifs principaux de faire baisser la mortalité et les formes graves de la maladie, de protéger les Français et notre système de santé et de garantir la sécurité sanitaire de tous les patients ».
  • Puis, le juge relève ce qui a été affirmé par la haute autorité de santé (HAS) dans un avis rendu public le 30 novembre 2020 qui « définit comme personnes prioritaires pour la vaccination des personnes susceptibles de développer les formes graves de la maladie. La première étape de la campagne de vaccination concerne ainsi (…) les personnes âgées résidant » dans ces EHPAD notamment.
  • Ensuite, le juge rappelle aussi les affirmations que cette HAS a tenues dans un autre avis en date du 23 janvier 2021 : « la Haute autorité de santé présente cependant comme une connaissance scientifique acquise à ce stade « la réponse immunologique satisfaisante et une efficacité vaccinale similaire à celle retrouvée chez les personnes les plus jeunes » chez les personnes âgées pour les deux vaccins à ARN Messager en cours d’utilisation. En outre, selon les informations données sur le site du ministère « les vaccins permettent de prévenir lors d’une contamination le développement d’une forme grave de la maladie » et les cas constatés de nouvelles contaminations dans quelques établissements ne concerneraient en réalité que les personnes n’ayant reçu qu’une dose ».

Le ministère des solidarités et de la santé se trouve donc face aux informations, pour le moins inexactes et contradictoires, qui ont été diffusées par ses soins et par la haute autorité de santé notamment.

Le juge de l’évidence a donc décidé d’accueillir favorablement la demande des enfants de cette résidente : il a prononcé la suspension de ces recommandations qui « prescrivent d’interdire les sorties des résidents des EHPAD » (cf. Ordonnance du 3 mars 2021, N°449759). Et alors que ces requérants n’avaient sollicité que « 3 000 euros » au titre de l’article L.761-1 du code de justice administrative, le juge met à la charge de l’État la somme de « 3 500 euros » qui doit être versée à ces enfants.

Donc, en résumé :

  • D’un côté, l’Etat a milité massivement en faveur de la vaccination, vantant les mérites des vaccins et notamment la protection d’autrui
  • De l’autre côté, l’Etat exprime des sérieux doute quant à l’efficacité des vaccins, notamment sur la transmission du virus, et interdit donc aux personnes vaccinées de circuler librement.

Cette affaire nous apporte ainsi la preuve que l’Etat ignore totalement l’efficacité des vaccins auprès des personnes âgées et leur influence sur la transmission à autrui du virus.

Une information corroborée le 18 février 2021, par le ministre des solidarités et de la santé, qui avoue que la preuve n’est pas apportée que ces vaccins contre la Covid-19 préviennent contre notamment les formes « graves » de cette maladie. (cf. vidéo ci-dessus).

 

6 – De nombreux décès constatés dans le monde entier dès le mois de janvier…

Dans de nombreux pays du monde entier, plusieurs décès ont été constatés à la suite de vaccination de personnes âgées.

 

6.1 – En Norvège

En Norvège, le 15 janvier 2021, les journaux titraient que “d’après les autorités sanitaires norvégiennes, le vaccin Pfizer pourrait représenter un risque pour les personnes très âgées et/ou gravement malades“.

23 décès ont été constatés dans les jours qui ont suivi une injection du produit. Treize autopsies ont déjà été réalisées. Elles ont révélé que les effets secondaires du vaccin ‘peuvent avoir mené’ à de funestes conséquences chez ces personnes âgées et fragiles, a fait savoir l’Agence norvégienne des médicaments.

‘Les rapports indiquent que les effets secondaires courants des vaccins à ARNm, tels que la fièvre et les nausées, peuvent avoir entraîné la mort de certains patients fragiles’, a déclaré Sigurd Hortemo, médecin en chef de l’agence.

Sur son site, l’organisme rappelle également que les ‘grandes études’ sur le vaccin de Pfizer/BioNTech ‘n’ont pas inclus les patients souffrant de maladies instables ou aiguës – et ont inclus peu de participants de plus de 85 ans’.

Le lundi 18 janvier 2021, ces mêmes journaux rétropédalaient et se voulaient plus rassurants : la causalité entre les décès et le vaccin n’a pas pu être prouvée.

Dans une interview accordée ce lundi au média américain Bloomberg – qui avait été l’un des premiers médias étrangers à relever l’alerte de la NOMA – le directeur médical de l’agence a tenu à calmer le jeu.

‘Tous ces patients souffraient de graves maladies sous-jacentes’, a rappelé Steinar Madsen. ‘Nous ne pouvons pas dire que des gens meurent à cause du vaccin. Nous pouvons dire qu’il peut s’agir d’une coïncidence. Il est difficile de prouver que c’est le vaccin qui en est la cause directe’.

Le directeur médical de l’agence a également précisé que la Norvège focalisait ses vaccinations sur les personnes âgées fragiles, elles-mêmes sujettes à de graves complications si elles venaient à être infectées par le coronavirus. Madsen confirme toutefois que les effets secondaires du vaccin peuvent, dans certains cas, ‘faire basculer les patients vers une évolution plus grave de la maladie sous-jacente’. ‘On ne peut pas exclure cette possibilité’, a-t-il ajouté.

Nous laissons au lecteur le soin d’apprécier la solidité de la démonstration scientifique : “il peut s’agir d’une coïncidence“.

Mais peut-être pas. Et c’est bien pour cela qu’il est raisonnable de refuser tout vaccin.

 

6.2 – En France

Les autorités ne veulent pas envisager le possible lien de cause à effet, entre les vaccinations et les décès d’une part ou entre la vaccination et le développement de l’épidémie d’autre part.

Pourtant, les nouvelles interpellantes s’accumulent sur les pages de la PQR, et il sera un jour bientôt difficile d’attribuer ces enchainements à la simple coïncidence. Les Français ne le permettront pas.

En Dordogne, l’EHPAD Parrot du centre hospitalier de Perigueux lance sa campagne de vaccination le 8 janvier 2021. Le 31 janviers 2021, le journal Sud-Ouest évoque un cluster au sein de ce même établissement : 80 résidents et soignants de l’établissement auraient été testés positifs au covid-19.

Le 2 février 2021, le doyen des Bretons, Camille Lehoux, est décédé dans la nuit du lundi 1er au mardi 2 février 2021, à l’Ehpad de Penvénan (Côtes-d’Armor) où il résidait. Le journal Ouest-France évoque incidemment que le mercredi 27 janvier, 5 jours avant, il s’était fait vacciner contre le Covid-19, “pandémie qu’il prenait avec philosophie”…

La doyenne de Soanne et Loire, de 110 ans était en pleine forme le 27 janvier 2021, jour où elle a reçu la première dose de vaccin. Elle s’est éteinte dans la soirée du 1er février.

En Normandie, l’hôpital de Dieppe a commencé sa campagne de vaccination dès le mardi 5 janvier 2021. Le 22 janvier 2021, La Dépêche titre l’existence d’un cluster incontrôlable à Dieppe, avec plus de 260 personnes contaminées dans l’hôpital de la ville.

Le 06 février, L’Est Republicain évoque le cas de l’Ehpad Les Pins de Rémilly, près de Metz. Ce dernier doit faire face à des cas de contamination par le variant sud-africain de la Covid-19. Sur 42 résidents pourtant vaccinés le 20 janvier 2021, 14 sont porteurs du virus une semaine plus tard, et une personne est décédée.

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