Le cabinet Mc Kinsey a accompagné le gouvernement français dans la conception et la mise en place de sa stratégie vaccinale. Ce choix réalisé sans aucune transparence questionne particulièrement à l’heure où Mc Kinsey est impliqué dans le scandale des opioïdes ayant causé aux Etats-Unis la mort de plus de 400 000 personnes. Le laboratoire ainsi conseillé par “la Firme” a augmenté significativement ses ventes d’opioïdes, en contournant les mesures de santé publique visant à en réduire la consommation. Quelle confiance pouvons-nous avoir concernant la vaccination quand on en connaît les enjeux financiers ?


Argument détaillé

 

1 – Mc Kinsey, le cabinet choisi par le gouvernement pour piloter la stratégie vaccinale

1.1 – Des révélations sur le rôle de Mc Kinsey

Le 6 janvier 2021, le journal Politico publie des informations selon lesquelles le gouvernement français a fait appel aux services de la société de conseil américaine McKinsey pour contribuer à mettre en place la logistique de la vaccination contre la Covid-19. Selon le site d’information, qui cite un responsable du ministère de la Santé, les services de McKinsey ont été requis pour contribuer au règlement des questions logistiques de la vaste campagne de vaccination qui doit se déployer pour contrer la pandémie de Covid-19 en France. Il s’agit pour McKinsey de « définir le cadre logistique », d’« établir des comparaisons des logistiques mises en œuvre dans d’autres pays » et de « soutenir la coordination opérationnelle » du groupe de travail, indique la source de Politico.

Le Canard Enchaîné du mercredi 6 janvier 2021 confirme et complète cette information. Il en fait le récit suivant : mercredi 23 décembre se tient une réunion par visioconférence réunissant le ministre de la Santé, les directions des agences régionales de santé et les patrons des hôpitaux sélectionnés pour étrenner la campagne de vaccination.

Après quelques mots d’introduction, Olivier Véran passe la parole à une tierce personne chargée de présenter la méthode de la stratégie vaccinale retenue par le Gouvernement, les dates de la campagne de vaccination, les livraisons de vaccins prévues et le circuit logistique pour distribuer ces vaccins. Sans préciser ni le nom ni la fonction de cette personne. Or cet intervenant mystérieux est en réalité un Associate Partner de Mc Kinsey : Maël de Calan, par ailleurs ancien candidat à la Présidence des LR face à Laurent Wauquiez.  Un intervenant à la réunion laissait exprimer son désappointement : “laisser ce rôle à Mc Kinsey en dit long sur la faible capacité du ministère de la Santé d’organiser les vaccinations”.

 

1.2 – Des montants indécents

Selon Le Point du 07 janvier 2021, la prestation aurait été facturée deux millions d’euros par mois. Ce qui au taux moyen journalier de 3 000 euros par consultant ferait 30 consultants McKinsey à temps plein sur la mission ministère de la Santé…

Pourquoi donc l’Etat fait-il appel à un cabinet de conseil pour cette mission alors qu’il dispose de nombreuses administrations dans le domaine de la santé ? Pressé de questions devant la commission des Affaires sociales de l’Assemblée le 12 janvier 2021, le ministre de la Santé Olivier Véran se contentera de répondre : “Il est tout à fait classique et cohérent de s’appuyer sur l’expertise du secteur privé”. Sans intervenir dans les choix médicaux ou politiques.

Ce n’est pas la première fois depuis le début de la crise sanitaire que le ministère fait appel à une société privée pour l’épauler. C’était déjà le cas dans le cadre d’« un pôle logistique », qui avait notamment la charge de « l’acheminement de gants, blouses », a-t-on expliqué de même source, sans préciser de quelle société il s’agissait.

Consultor explique les raisons possibles d’un tel choix de Mc Kinsey, malgré les silences de ce dernier contredisant leur volonté affichée de transparence. Deux raisons sont évoquées.

La première, c’est que McKinsey, compte tenu de sa présence internationale, a la capacité à bien comparer les réponses étatiques de la covid. Ce qu’a confirmé à Politico un proche d’Emmanuel Macron jugeant que les groupes de conseil fournissent du benchmarking international et des bonnes pratiques plus facilement et plus vite que les fonctionnaires.

La deuxième raison de cette mission : McKinsey n’en était pas à sa première aux côtés du ministère de la Santé dans le cadre de la covid. Le cabinet avait déjà chapeauté une task force lancée le 1er avril pour coordonner plusieurs directions ministérielles qui, selon les informations alors obtenues par Mediapart, n’arrivaient pas à travailler efficacement entre elles.

 

1.3 – Un « Scandale d’État »

Le fait que le gouvernement ait choisi de s’appuyer sur l’expertise d’une entreprise privée a suscité plusieurs réactions hostiles de la part d’élus de l’opposition.

Son collègue LR Olivier Marleix a ajouté :

À droite, le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, s’est offusqué que « la stratégie de vaccination (soit) confiée à un cabinet de conseil américain ».

La nouvelle n’est pas mieux reçue à gauche. « Macron, Castex, Véran ne savent pas gouverner sans les “conseils” de McKinsey. Et à chaque décision c’est un pataquès invraisemblable. Leur “start-up nation” c’est l’abaissement de l’État et le règne de l’incompétence. Débarrassons-nous de ces incapables et relevons notre pays », a écrit le député France insoumise Bastien Lachaud.

« Haute autorité de santé + conseil de défense sanitaire + collectif de citoyens tirés au dé + conseils sonnants et trébuchants de McKinsey ! Si le sujet n’était pas si grave, on sourirait de ce président Macron passé de la pensée complexe à la vaccination complexe (et lente) », a déploré pour sa part le député communiste Sébastien Jumel.

Le recours à une société privée a lui aussi suscité des critiques. Du côté d’Olivier Faure, premier secrétaire du PS :

« Le scandale d’État se poursuit sur la vaccination et les révélations du Canard enchaîné complètent le diagnostic gravissime d’un pouvoir à la dérive dans la gestion de la pandémie ! » a jugé, également sur Twitter, l’eurodéputé EELV Yannick Jadot. Il a demandé « la transparence complète sur les contrats passés, la nature et la réalité des prestations fournies par McKinsey au gouvernement ».

 

1.4 – L’omerta autour de “la Firme” qui soulève des questions de souveraineté

Créé en 1920 aux Etats-Unis, le cabinet McKinsey cultive le secret tout en étant devenu incontournable.

Et pourtant, « la Firme », comme se dénomment avec leur légendaire humilité les 18 000 partenaires de 140 nationalités, étend son influence au sommet des États comme des grandes entreprises. Comme l’évoque Marianne :

« Ses expertises pesées au trébuchet et ses comparatifs internationaux éclairants exercent encore une sorte de magnétisme. Sur la haute administration, si sensibles à ces présentations. Sur les administrateurs du CAC 40, désireux d’aller vite. Sur les directions d’entreprise, sensibles aux moindres détails. McKinsey sait parler la langue de son client, trouver les mots justes mais surtout diffuser des idées, voire l’idéologie du moment. Depuis les débuts de la mondialisation, les consultants de la firme mènent des missions où les réductions de coûts, la maximisation de profits, les process de productivité tiennent lieu d’objectifs suprêmes ».

Le cabinet cultive le secret et l’opacité la plus totale. Les comptes de la filiale française de Mc Kinsey ne sont pas déposés au tribunal de commerce. Le siège social de McKinsey & Company France Inc. n’est pas à Paris mais aux Etats-Unis. Il mène à une boîte aux lettres implantée dans un immeuble le long d’une route en pleine campagne à Wilmington dans l’Etat du Deleware, l’Etat de Joe Biden, le nouveau président des Etats-Unis, révèle Le Monde. Là-bas, McKinsey doit régler un forfait fiscal symbolique de 175 dollars. L’autorité de tutelle de la DITP a pourtant assuré que McKinsey est en règle avec l’administration fiscale française.

La vraie question ne porte sur le rôle des cabinets de conseil mais sur les modalités d’usage d’un cabinet comme Mc Kinsey dans le contexte que nous vivons : taux de facturation indécents, actionnariat américain (problématique lorsqu’il s’agit de questions de défense nationale), absence de transparence ou non-respect des règles d’achat public, influence démesurée du cabinet, questions autour du paiement de leurs impôts en France, etc.

Un associé concurrent de McKinsey habitué de ces contrats de conseil en stratégie pour l’État a réagi :

« Je peux comprendre que cela interroge. Mais ce qui me surprend est que nous partions du principe que l’association de l’État et des cabinets de conseil ne fonctionne pas alors que ces collaborations en France comme dans beaucoup de pays peuvent être fructueuses. De ce point de vue, soit notre culture n’est sans doute pas assez mature, soit ces relations manquent de transparence, soit un peu des deux. Dans cette culture-là, avec cette transparence-là, je peux comprendre qu’il y ait une polémique. Les choses pourraient aller différemment dans un environnement plus éduqué : pourquoi ne pas imaginer que l’État exprime des besoins de conseil aux yeux de tous, que des cabinets A, B ou C y répondent, et ce en totale transparence. En tant que citoyen, je serais alors vigilant pour que les résultats soient au rendez-vous et que les deniers publics soient bien utilisés” ».

Pourtant, il ne manque pas en France d’excellents cabinet de conseil français, indépendants, moins onéreux et éthiquement irréprochables. Issus notamment des spin-off du cabinet de Bossard racheté dans les années 90 par Capgemini Consulting. Nous ne saurions que trop conseiller l’exécutif de diversifier ses accompagnements, en privilégiant le “made in France”.


Outre le choix de recourir à un cabinet privé américain plutôt qu’aux agents de l’administration pour organiser l’un des plus grands défis sanitaires de ces dernières années, le pedigree même de McKinsey a de quoi interroger.

Et pour cause : le cabinet, qui conseille 147 des 200 plus grandes entreprises mondiales, comme le rappelle France Culture, a récemment terni sa réputation par son implication dans un scandale sanitaire de grande ampleur, aux Etats-Unis. Il s’agit de la crise dite des opiacés, ces médicaments dérivés de l’opium au puissant pouvoir addictif. Cette crise a causé entre 300.000 et 500.000 décès par overdose dans le pays.

 

2 – Un cabinet controversé : Mc Kinsey condamné à verser 573 millions

2.1 – Un accord financier de 573 millions de dollars

Le jeudi 3 février 2021, McKinsey a conclu un accord financier de 573 millions de dollars avec 47 États américains, selon les informations du New York Times. Cette indemnité intervient en réparation du rôle joué par le cabinet dans la « crise des opioïdes », ces antalgiques accusés d’avoir rendu des centaines de milliers d’Américains dépendants à la drogue.

Cet accord est la conséquence de la révélation au grand public, fin novembre dans la presse américaine, de toute l’étendue et de la nature des conseils apportés par McKinsey auprès de Purdue Pharma, l’un des principaux fabricants d’opiocés.

Selon les documents publiés par le parquet le 31 janvier 2019 et révélés notamment par le site américain d’investigation ProPublica, McKinsey aurait conseillé le laboratoire sur la manière de fortement augmenter ses ventes d’opioïdes, en contournant par exemple les mesures de santé publique visant à en réduire la consommation.

 

2.2 – Des conséquence sanitaires, sociales et économiques dramatiques

Du fait d’une réglementation laxiste, ces traitements antidouleur très puissants, à base d’opiacés naturels ou synthétiques, ont été prescrits à tour de bras pour des douleurs bénignes depuis la fin des années 1990, et sont accusés d’avoir rendu dépendants à la drogue des centaines de milliers d’Américains. L’épidémie est responsable de l’essentiel des 72.000 morts par overdose enregistrées l’an dernier. Ses ravages sont tels qu’elle est soupçonnée de peser sur l’espérance de vie des Américains, qui ne progresse plus, à la différence des autres pays développés.

Les conséquences économiques de ce scandale sont également très importantes puisque le coût de la prise en charge des conséquences sociales est chiffré à 79 milliards de dollars par an selon le centre pour la prévention et le contrôle des maladies (CDC).

Les derniers chiffres des Centres de contrôle des maladies (CDC) font état de plus de 400 000 morts par overdoses aux opiacés aux États-Unis entre 1999 et 2018, et plus de 130 morts par jour aujourd’hui encore. En 2016, le chanteur Prince est mort des suites d’une overdose de Fentanyl. Environ 650 000 prescriptions d’opioïdes sont faites par jour aux États-Unis, deux millions de personnes sont dépendantes.

 

2.3 – Malgré des excuses publiques, une énorme responsabilité

Mi-décembre 2020, Mc Kinsey a esquissé publiquement un acte de contrition, qui minime hélas leur contribution :

« En jetant un regard a posteriori sur le travail que nous avons conduit pour notre client durant la crise des opioïdes, nous reconnaissons que nous n’avons pas pris en compte de façon adéquate le tournant épidémiologique ou l’impact foudroyant des mésusages et des addictions d’opioïdes sur la vie de millions de familles américaines ».

Le New-York Times du 3 février 2021 précise la responsabilité réelle de Mc Kinsey dans cette crise. Selon Phil Weiser, le procureur général du Colorado, deux associés principaux de McKinsey ont dirigé les efforts de la société pour mettre en œuvre des plans pour stimuler les ventes, en travaillant avec des membres de la famille Sackler et même en passant outre les dirigeants de Purdue.

« Quand vous voyez les actions de ces associés de McKinsey, ils agissaient presque en tant que dirigeants de l’entreprise », a déclaré M. Weiser.

La responsabilité de McKinsey est totale puisque les documents publiés, allant de 2004 jusqu’en 2019, mettent en évidence la relation étroite de McKinsey avec Purdue depuis toutes ces années. En 2009, la société a écrit par exemple un rapport pour Purdue disant que de nouvelles tactiques de vente augmenteraient les ventes d’OxyContin jusqu’à 400 millions de dollars par an, et a suggéré des « moteurs de vente » basés sur l’idée que les opioïdes réduisent le stress et rendent les patients plus optimistes et moins isolé. Plus grave encore, McKinsey a travaillé avec les dirigeants de Purdue pour trouver des moyens « de contrer les messages émotionnels des mères d’adolescents qui ont fait une overdose » sur le médicament.

 

2.4 – Une vigilance de tous les instants s’impose face à ce cabinet

Cet accord financier de 573 millions de dollars ne pénalisera pas outre mesure le cabinet américain dont le chiffre d’affaire au niveau mondial était, selon Forbes, de 10,5 milliards de dollars à la fin de 2019. Comme on l’a vu, Mc Kinsey a notamment pu profiter pleinement de la crise du Covid-19 pour dispenser leurs coûteux conseils aux gouvernements.

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, nous devons plus que jamais rester vigilants. Ce scandale est arrivé grâce à un cocktail d’influence, de corruption, de propagande, de manipulations et de mensonges. La stratégie, définie et mise en place avec l’aide de Mc Kinsey, se décompose en plusieurs composantes :

  • Lancement du produit en réponse à une demande légitime de niche : en 1995, l’OxyContin de Purdue Pharma arrive sur le marché. Ce médicament basé sur de l’oxycodone pur est proposé non seulement pour remédier aux douleurs sévères, comme celles liées au cancer, mais également à un panel plus large de douleurs, avec l’approbation de la Food and Drug Administration.
  • Elargissement de la demande : Purdue lance ensuite une campagne de communication à grande échelle en élargissant les cas d’usage.
  • Stratégie d’influence et de corruption : elle paye certains scientifiques renommés pour faire croire à la faible dangerosité du produit, ment sur les chiffres d’addiction et a recours à une campagne commerciale agressive (vidéos, brochures, visiteurs médicaux).
  • Distribution par les médecins : Purdue donne ainsi des formations encourageant la prescription d’OxyContin et minimisant les risques d’addiction aux médecins.

 

3 – Un cabinet très actif dans la campagne de Macron laissant supposer d’importants liens de conflits d’intérêt

3.1 – Un cabinet en soutien à la conquête du pouvoir

Le Monde, sous la plume de François Krug, a publié le vendredi 05 février 2021 une longue enquête sur “La firme” et son influence auprès du président Macron.

Les premières rencontres Emmanuel Macron-McKinsey remontent à 2007. Mc Kinsey conseille alors la commission Attali, dont le rôle était de proposer des réformes économiques au président Nicolas Sarkozy. “On se réunissait le soir jusqu’à minuit dans une salle du Sénat avec Attali et Macron, raconte un ancien membre de la commission au Monde. Dans les sièges du public, il y avait trois ou quatre jeunes de McKinsey. Ils faisaient des simulations sur Excel, encadrés par leur Associé Karim Tadjeddine, X-Corps des Ponts.

Ensuite, à l’été 2016, le rôle de Mc Kinsey a été considérable dans la préparation de la candidature d’Emmanuel Macron. Après la création d’En marche en avril 2016, au cours de l’été, des groupes de travail sont déjà sur pied. Une dizaine de salariés de McKinsey réfléchissent à des propositions sur l’économie ou les grands dossiers régaliens, raconte Le Monde. Dans le même temps, Emmanuel Macron organise une “grande marche” en France pour recueillir les doléances des Français. Guillaume Liegey, un ex de Mk Kinsey, collectait et traitait les data. McKinsey a ensuite mis en forme le rapport.

Une question d’importance : les salariés de McKinsey sont-ils intervenus sur le temps libre ou à titre bénévole ? La société n’a pas répondu au Monde. Aucune trace ne figure, en tout cas, dans les factures du candidat Macron déposées à la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques.

 

3.2 – Un cabinet omnipotent auprès du Président

Une fois Emmanuel Macron élu en 2017, de jeunes consultants de McKinsey rejoignent le pouvoir : directeur adjoint du cabinet du secrétaire d’Etat au Numérique, chef du “pôle projets” de la République en Marche, directeur général de la République en Marche. Éric Labaye, le dirigeant de McKinsey qu’Emmanuel Macron avait rencontré en 2007, a été nommé président de Polytechnique par Emmanuel Macron en août 2018. De son côté, l’ancien patron des Jeunes avec Macron, Martin Bohmert, a rejoint le cabinet McKinsey en 2020.

Avant l’élection d’Emmanuel Macron, chaque ministère passait ses appels d’offres de son côté. Les règles ont changé depuis 2017. Emmanuel Macron lance sa réforme de l’Etat et créé une direction interministérielle à la transformation publique (DITP). Son rôle : superviser toutes les missions commandées par l’Etat aux cabinets privés afin d’empêcher toute position dominante d’un cabinet de conseil. C’est dans ce cadre que le marché de la logistique du plan de vaccination a été attribué. L’interlocuteur de la DITP chez McKinsey ? Karim Tadjeddine, le chef qui avait impressionné à la commission Attali.

Combien coûtent ces prestations ? Impossible à savoir révèle l’enquête du Monde. Un accord-cadre dispense l’Etat de publier les détails de chaque commande, ministère par ministère. La DITP dispose d’un budget de 100 millions d’euros sur le quinquennat, dont 30,2 millions déjà dépensés. Selon le Point, McKinsey facturerait ses prestations à l’Etat sur la conduite du plan de vaccination 2 millions d’euros par mois

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